« L’exposome chimique dans les milieux aquatiques, apport par les eaux usées traitées et enjeux liés à leur réutilisation :
développement d’une méthodologie d’analyse non-ciblée dans un contexte Santé Environnement «
Charlotte Guy soutiendra sa thèse le 12 juin 2026
Résumé : « L’analyse non ciblée par spectrométrie de masse haute résolution constitue un outil central pour appréhender la complexité chimique des eaux usées traitées, en intégrant contaminants, métabolites et produits de transformation. Dans un contexte de réutilisation des eaux usées face aux tensions croissantes sur la ressource, la présence résiduelle de micropolluants soulève des enjeux majeurs. Cette thèse évalue ainsi l’apport de l’analyse non ciblée pour caractériser la qualité chimique des effluents suite à un traitement par barrières réactives à base de matériaux naturels. Ces travaux reposent sur une stratégie analytique intégrée combinant analyses ciblées, suspect screening et analyse non ciblée par LC-HRMS, afin d’étudier à la fois l’abattement des contaminants et les modifications globales de la signature chimique des effluents. Une attention particulière a été portée sur le devenir de la venlafaxine, de la lamotrigine et de leurs métabolites et produits de transformation dans des dispositifs expérimentaux en réacteur fermé et en colonnes. Les résultats montrent que les barrières réactives permettent une diminution globale du nombre de molécules dans les eaux usées traitées et une atténuation importante de nombreux micropolluants, principalement par un mécanisme de sorption. Ils révèlent également l’apparition de nouveaux signaux après traitement, attribuables à des transformations partielles ou au relargage de composés issus des matériaux constituants les barrières réactives. Ces travaux soulignent ainsi l’intérêt des approches non ciblées pour appréhender l’éco-exposome chimique des eaux usées traitées et montrent que l’évaluation des barrières réactives doit intégrer à la fois les bénéfices d’abattement et les modifications induites de la signature chimique des effluents. »
Jury :
Rapporteur(trice)s :
– Emmanuelle Vulliet, Directrice de recherche CNRS, ISA, Lyon
– Jérôme Labille, Directeur de recherche CNRS, CEREGE, Marseille
Examinateur(rice)s :
– Catherine Faur, Professeure, IEM, Montpellier
– Jesús Carrera, Directeur de recherche CSIC, IDAEA, Barcelone
Direction de thèse :
– Elena GOMEZ, Professeure, Université de Montpellier (directrice)
– Linda LUQUOT, Directrice de recherche CNRS, Géosciences, Montpellier (co-directrice)
– Geoffroy DUPORTE, Maître de conférence, Université de Montpellier (co-encadrant)